Découvrez la course en pleine conscience : interview de Martijn Mensink

Suite à une période difficile de sa vie, Martijn Mensink s’est retrouvé en plein burn-out et a alors décidé de changer complètement de voie. Ayant découvert la pleine conscience, il a commencé à se former, avant de lancer, avec sa femme Dianne Schuutmaat, l’initiative Mindful Run. En quatre ans, l’idée est devenue un projet d’ampleur nationale qui a également franchi les frontières de la Belgique.

 

Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur vous?

Je me considère comme une source d’inspiration pour les autres, car je pars du principe que : « si je peux le faire, alors d’autres peuvent le faire aussi ». J’essaie d’aider les gens à s’épanouir comme j’ai moi-même réussi à le faire. Cela avait été une révélation pour moi, mais je n’en ai pas pris conscience sur le moment.

 

Comment Mindful Run a-t-il commencé?

Je traversais une période difficile et je souhaitais changer d’orientation. J’ai donc décidé de commencer à m’entraîner de manière intensive. Puis j’ai subi un genre de burn-out, une période pendant laquelle je ne savais plus du tout quoi faire. J’ai fini par suivre une formation en PNL (programmation neurolinguistique) qui a marqué un tournant dans ma vie. Ensuite, j’ai eu l’opportunité d’assurer une formation avec Allen Carr. J’ai dû parler devant un groupe de personnes, chose qui me faisait très peur. Mais j’avais atteint un point où j’ai osé le faire, car je commençais à connaître un peu mieux le monde spirituel. J’ai commencé à suivre mes premiers cours de Mindful Run en mai 2014 et, en juillet 2016, j’organisais ma première formation. En 24 heures, la première session était pleine, alors que nous n’avions même pas encore de manuel à proposer... héhé !

Il est surprenant de constater que 90 % des gens admettent ne pas faire ce qu’ils aimeraient faire ou ne pas être la personne qu’ils auraient voulu devenir. Je crois que c’est parce qu’une petite voix dans leur tête les en empêche. C’est également mon groupe cible : des gens qui réfléchissent trop et qui ne connaissent pas le concept de pleine conscience. Je veux attirer des gens qui ne se rendent pas encore compte qu’ils ont le choix. Nos formations durent 5 semaines et regorgent de techniques que nous expliquons personnellement. À la fin des 5 semaines, les gens doivent se lancer seuls ; nous leur donnons à tous quelques outils et techniques pour leur permettre de faire des choix plus conscients.

 

La pleine conscience peut être difficile à comprendre ou à appliquer. Pourtant, il est possible d’associer pleine conscience et course à pied ou même de faire de la voile en pleine conscience ! Ce n’est qu’une question de prise de conscience.

En quoi consistent vos formations?

La pleine conscience peut être difficile à comprendre ou à appliquer. Pourtant, il est possible d’associer pleine conscience et course à pied ou même de faire de la voile en pleine conscience ! Ce n’est qu’une question de prise de conscience. 

 

À côté de cela, la pleine conscience convient à tout le monde car elle très variée et accessible.

Il est parfois difficile de vivre plus sainement en raison de toutes les obligations qui se dressent entre nous et nos souhaits. Pendant nos formations, tout ce que les participants apprennent, ils peuvent l’intégrer à n’importe quel moment de leur vie, même pendant les tâches quotidiennes. Cela les aide à se sentir plus forts et à trouver la paix. Nous faisons en sorte que le travail reste très accessible et personnel.

 

Comment expliquez-vous le besoin croissant qu’éprouvent les gens de ralentir?

Il est clair que les gens commencent à se réveiller. Les réseaux sociaux renforcent aussi ce besoin. De nos jours, nous cherchons tout nous-mêmes. Au lieu d’aller directement chez le médecin, nous faisons nous-mêmes des recherches. La santé est un élément essentiel. Il est merveilleux de constater que la pleine conscience en fait partie. La course en pleine conscience est une forme de libération du stress qui permet également d’améliorer son endurance.

Notre approche semble fonctionner puisque les participants nous confirment jour après jour qu’ils la trouvent très utile. Nous ne nous focalisons pas sur la théorie, nous essayons surtout de mettre l’accent sur les outils pratiques. Cela ne signifie pas que tous les participants sont super enthousiastes ; chacun en tire ce qui lui convient. À ce jour, nous n’avons rencontré personne qui n’ait pas tiré quelque chose de positif de l’expérience.

 

Avez-vous des livres à recommander à nos lecteurs?

Le livre le plus passionnant que j’ai lu récemment est The Presence Process de Michael Brown. C’est un peu devenu notre bible ; il nous a tous les deux libérés. Je n’en saisissais pas du tout le sens au départ, mais, en suivant pas à pas la procédure de 10 semaines, tout a fini par se mettre en place. Il est possible de refaire la procédure plusieurs fois et d’y trouver des éléments différents à chaque fois, sans compter qu’elle donne des missions claires. Chacun apprend ainsi à mieux se connaître.

 

Quelle est votre méthode de relaxation préférée après une grosse journée de travail?

Je commence par méditer un peu. Marcher dehors, faire du vélo, respirer calmement. Courir dans la nature. Marcher un moment pour me détendre. Pas parce que je dois le faire, mais parce que c’est vraiment agréable. Parfois, pendant la marche, je m’assois sur un banc pour méditer. Si je me sens très stressée, j’y consacre beaucoup de temps ; cela m’aide vraiment pendant les périodes difficiles. Si vous apprenez à maîtriser la méditation et la prise de conscience, vous pouvez les intégrer à tout ce que vous faites. 

 

Et enfin, quel est votre objectif pour l’avenir?

Ma prochaine mission va consister à faire de Mindful Run Walk Coaching une réussite. Si j’ai réussi à en tirer quelque chose de positif, il est probable que d’autres personnes le pourront aussi. La course en pleine conscience fonctionne pour tout le monde, quels que soient les antécédents. Il suffit d’améliorer sa respiration (et ses habitudes alimentaires) pour créer de la prise de conscience. La pleine conscience peut sauver des vies et contribuer à un monde meilleur. C’est aussi ma mission et mon objectif. Le sens ultime de la vie est d’être en bonne santé et de faire ce que l’on aime.